
Suite à de fausses accusations, la France interdit l’apprentissage de mon écriture. Elle interdit le Nguon et le Nja, divise mon royaume en chefferies supérieures, fait traverser une route principale à l’intérieur du palais, et construit une maison en remplacement de ce dernier (nkou Frenchi). Ne pouvant accepter un tel affront, je m’exile à Matum, loin du palais. Craignant une révolte populaire, les autorités françaises décident de m’envoyer à Dschang. Le matin de mon embarquement ressemble à un jour de guerre. Le peuple désarmé, la France armée, elle le réduit au silence en lui pointant des kalachnikovs.